Le DPE à Clermont-Ferrand

Mis à jour : septembre 2026

En bref

Sur les 54 011 DPE clermontois publiés, 15 522 logements sont classés E, F ou G, soit 28,7 % du parc. C'est près de trois logements diagnostiqués sur dix, et 1 905 d'entre eux ne peuvent déjà plus faire l'objet d'un nouveau bail.

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Près de trois logements sur dix concernés

Quinze mille cinq cent vingt-deux logements relèvent du calendrier d'interdiction. Aucune autre commune que nous suivons n'en compte autant en valeur absolue.

Le détail : 1 905 logements en G, écartés des nouveaux baux depuis le 1er janvier 2025, 3 690 en F pour 2028, et 9 927 en E pour 2034. Un contrat en cours va jusqu'à son renouvellement, mais près de trois propriétaires clermontois sur dix sont concernés à une échéance ou à une autre.

Un parc pourtant dans la moyenne sur les murs

55,3 % des diagnostics clermontois portent la mention « murs à isolation insuffisante », soit presque exactement la moyenne nationale de 55,4 %. Les menuiseries font mieux, à 12,8 % contre 15,2 %.

L'exposition ne vient donc pas d'une enveloppe particulièrement dégradée. Elle vient de la taille du parc, du climat, et de la faiblesse du haut de tableau : 1,9 % seulement des logements atteignent les classes A ou B.

Le climat auvergnat pèse dans le calcul

Le DPE corrige la consommation selon la zone climatique, et le bassin clermontois n'a rien d'un climat doux. Les hivers y sont marqués, ce qui allonge la saison de chauffe retenue par la méthode.

À caractéristiques de bâti identiques, un logement clermontois sera donc noté plus sévèrement qu'un logement méditerranéen. Ce n'est pas un biais de calcul mais la traduction d'une dépense de chauffage réellement supérieure.

Où se concentre le problème

Les 20 804 logements de la période 1948-1974 affichent 77,8 % de murs insuffisants, et les 12 040 antérieurs à 1948 se tiennent à 70,3 %.

Ces deux générations représentent ensemble 60 % du parc diagnostiqué. La pierre de Volvic, signature locale, a ses propriétés propres, développées sur sa page dédiée.

Le contraste avec le bâti récent

Les 5 228 logements de 1989-2000 tombent à 12,4 %, et les 2 907 de 2001-2005 à 3,9 %, l'un des meilleurs résultats de tous nos relevés.

L'arrêté du 5 avril 1988 explique ce basculement : il a resserré les seuils d'isolation et intégré la performance des installations de chauffage au calcul réglementaire. Sur les périodes intermédiaires, la prudence reste de mise, les tables forfaitaires du calcul dépendant de l'époque déclarée.

La classe E, l'essentiel du volume

9 927 logements clermontois portent cette lettre, soit 18,4 % du parc et près des deux tiers de l'effectif concerné par le calendrier.

Elle produit déjà des effets. Depuis le 1er janvier 2025, vendre une maison individuelle ou un immeuble entier classé E impose de fournir un audit énergétique en plus du diagnostic, document qui ne vaut que cinq ans contre dix pour le DPE.

Ce que le calcul retient sans preuve

Il existe une limite que peu de propriétaires connaissent avant de recevoir leur rapport : le diagnostiqueur n'a pas le droit de vous accorder le bénéfice du doute.

Ce qu'il ne peut pas établir, la méthode le remplace par une donnée fixe et pessimiste, 2,5 W/(m².K), l'équivalent d'un mur brut. Rapportée aux vingt mille logements clermontois d'après-guerre, dont une large part a été rénovée depuis, cette mécanique efface des années de chantiers.

Ce qui rend un document utilisable

Sortez tout ce qui documente un chantier ancien : bons de commande, factures d'entreprise, plans remis par le promoteur, courriers d'organismes financeurs. Une seule exigence, que le document précise le matériau ET son épaisseur.

Neuf logements clermontois sur dix relevant du collectif, une bonne part de ces archives se trouve au cabinet du syndic et non chez vous. La page DPE et copropriété explique quoi demander et sous quel délai.

Un marché locatif étudiant

Le loyer d'annonce observé s'établit à 14,49 € le mètre carré pour un appartement d'une à deux pièces, sur un marché où la population universitaire joue un rôle structurant.

Sur 40 m², cela représente environ 580 € par mois, soit près de 7 000 € par an. Multiplié par les 1 905 logements déjà écartés du marché, l'enjeu cumulé dépasse largement ce que coûterait une campagne de diagnostics bien préparés.

Quand commander le diagnostic

Vendre ou louer l'impose, et la classe doit figurer dans l'annonce dès sa parution. Le document se prépare donc avant la mise en marché.

Si votre bien est susceptible d'être classé E, prévoyez plus large : un audit peut devoir s'ajouter derrière, avec son propre délai de réalisation. La page passoires thermiques détaille les situations concernées.

Le prix, le délai, et l'intervenant

Deux devis pour le meme logement peuvent varier du simple au double selon ce qu'ils englobent. C'est le périmètre, plus que le tarif horaire, qui fait la différence, comme le montre la page prix d'un DPE à Clermont-Ferrand.

Côté calendrier, ne raisonnez pas en jours d'intervention mais en semaines d'attente : c'est la prise de rendez-vous qui commande, pas la rédaction du rapport. Vérifiez enfin sur l'annuaire du ministère que la certification de votre interlocuteur n'a pas expiré.

Le dossier auvergnat au complet

L'état des risques porte le radon, lié au socle volcanique de la chaîne des Puys, parmi les aléas recensés sur la commune.

S'y ajoute le repérage amiante pour le bâti antérieur à juillet 1997, soit l'essentiel du parc. Un DPE établi depuis le 1er juillet 2021 vaut dix ans, il est opposable, et une erreur se conteste sur le descriptif avant de discuter la lettre. Le document rejoint ensuite le dossier pour vendre ou pour louer.

Questions fréquentes

Combien de logements clermontois sont concernés par le calendrier ?

15 522, soit 28,7 % du parc, l'une des parts les plus fortes du réseau. 1 905 en G ne peuvent plus faire l'objet d'un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025 ; 3 690 en F basculeront en 2028 ; 9 927 en E suivront en 2034. Un contrat en cours va jusqu'à son renouvellement.

Le parc clermontois est-il particulièrement mal isolé ?

Non. 55,3 % des diagnostics portent la mention « murs insuffisants », soit presque exactement la moyenne nationale de 55,4 %, et les menuiseries font mieux à 12,8 % contre 15,2 %. L'exposition vient de la taille du parc, du climat auvergnat qui allonge la saison de chauffe retenue, et de la faiblesse du haut de tableau.

Pourquoi le climat compte-t-il dans la note ?

Le DPE corrige la consommation selon la zone climatique. Les hivers du bassin clermontois sont marqués, ce qui allonge la saison de chauffe retenue par la méthode. À bâti identique, un logement y sera noté plus sévèrement qu'un logement méditerranéen : ce n'est pas un biais, mais la traduction d'une dépense réellement supérieure.

La classe E a-t-elle des conséquences avant 2034 ?

Oui. Depuis le 1er janvier 2025, vendre une maison individuelle ou un immeuble entier classé E impose un audit énergétique en plus du DPE. Ce document ne vaut que cinq ans contre dix pour le diagnostic, et 9 927 logements clermontois sont dans cette lettre.

Mon logement date de 2003, est-ce un avantage ?

Un net avantage. Les 2 907 logements clermontois de 2001-2005 affichent 3,9 % de murs insuffisants, l'un des meilleurs résultats de tous nos relevés, contre 77,8 % pour la génération 1948-1974. Encore faut-il fournir le descriptif technique qui le documente.

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